On peut fonder un apprentissage et un enseignement de qualité sur quelques principes. Ceux qui sont cités ici n’ont rien d’exceptionnels, sont faciles à comprendre, tiennent souvent du bon sens commun, mais vont (pour la plupart) curieusement à l’encontre de la manière d’apprendre et d’enseigner habituelle.

  • les capacités à apprendre d’un être humain sont bien supérieures à ce que l’on considère habituellement comme normales, et tout apprentissage doit tenir compte des opinions restrictives des élèves sur leurs capacités, et de celles des enseignants sur les capacités de leurs élèves ;
  • apprendre est un processus qui met en œuvre l’ensemble de la personne, en particulier le conscient et l’inconscient, le corps et les émotions ;
  • une meilleure connaissance du fonctionnement du cerveau permet d’améliorer la qualité d’un apprentissage ;
  • L’environnement d’apprentissage (environnement physique, émotionnel, social, mental) joue un rôle important dans la qualité de l’apprentissage ;
  • il n’y a pas d’intelligence absolue qui serve de référence (à travers des tests) pour mesurer l’intelligence d’un être humain ;
  • on peut considérer l’intelligence de chaque personne comme formée d’un faisceau d’intelligences qui lui est propre ;
  • chaque personne a un mode préférentiel d’apprentissage, qu’il est important de prendre en compte ;
  • on apprend mieux lorsque l’on est dans un état de détente concentrée ;
  • on apprend mieux lorsque ce que l’on apprend a un sens, et lorsque l’on prend plaisir à apprendre ;
  • les arts et tout particulièrement la musique sont des vecteurs d’apprentissage particulièrement riches et importants ;
  • le mouvement est un vecteur d’apprentissage important, que l’on peut utiliser dans de nombreuses occasions d’apprentissage ;
  • les émotions jouent un rôle essentiel dans tout apprentissage, comme source d’énergie et de motivation ; elles favorisent la mémoire à long terme ;
  • le travail en coopération facilite et enrichit tout apprentissage ;