Il est toujours tentant de trouver des explications scientifiques à tous nos comportements, avec le risque de les justifier lorsqu’ils ne sont pas acceptables : « Monsieur le juge, j’ai frappé ma femme parce que j’ai eu un excès de dihydrotestostérone, ce n’est pas de ma faute » - la dihydrotestostérone étant une hormone reliée par les scientifiques au besoin de confrontation.

Il est cependant intéressant de découvrir que nos humeurs, nos sentiments et nos émotions, nos comportements psychologiques et certaines maladies mentales ont un rapport avec certaines hormones ou certains neurotransmetteurs : non pas pour justifier ces sentiments ou ces dérèglements psychologiques, mais pour pouvoir volontairement agir sur ces hormones ou ces neurotransmetteurs, et nous rendre une vie meilleure.

Les résultats aboutissent souvent à des évidences : un câlin, ça fait du bien, même si nous savons maintenant que cela est dû à une libération d’ocytocine. Mais cela nous permet d’aller plus loin en recherchant quelles sont les occasions où l’ocytocine est libérée et en favorisant ces occasions, pour nous sentir bien plus souvent.
De même, il sera intéressant pour un enseignant de savoir que la dopamine joue un rôle clé dans la motivation et l’attention : quelles pratiques pédagogiques sont susceptibles de déclencher de la dopamine chez ses élèves ?

Encore une fois, il faut se garder d’en faire des règles absolues – mais cela peut donner des pistes intéressantes. Nous explorerons l’influence de certaines hormones et de certains neurotransmetteurs au fil de différents billets.

Cendrina Collet