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Les parties de notre cerveau qui traitent des émotions sont également liées à l’appréciation des arts.
Ainsi, même si tous les enfants ne deviendront pas des artistes au sens strict du terme, tous, parce qu’ils ont des émotions, seront des consommateurs d’arts.
Créer chez l’enfant une relation riche et de qualité avec les arts lui permettra toute sa vie de s’enrichir grâce aux arts. Par exemple, un enfant chez qui on a développé une culture musicale variée et de qualité trouvera beaucoup de bonheur, toute sa vie, à l’écoute de différentes musiques.
De même pour la peinture, la sculpture, la danse, la poésie ou le théâtre : c’est une richesse infinie dont il pourra tirer du bonheur toute sa vie.
L’école, dans son rôle éducatif de construction de l’être humain, devrait donc donner une place majeure à l’éducation artistique – prise au sens large. Mais on constate bien souvent que non seulement elle n’encourage pas cette éducation artistique, mais qu’elle en dégoûte, souvent à vie, les enfants : étrange paradoxe.
Nous avons vu que l’éducation artistique développait la créativité, la persévérance et la volonté de sortir du cadre, qualités qui nous permettent, à tout âge, de nous attaquer courageusement aux problèmes auxquels nous sommes confrontés. L’éducation artistique nous permet donc également – biologiquement parlant pourrait-on dire –, d’avoir une vie émotionnelle de qualité toute notre vie. Les parents et l’école devraient donc donner une place majeure à l’éducation artistique de l’enfant.

Bruno Hourst

Références
Information Age Education Newsletter. Issue 58, January 2011